Fin observateur de la capitale qu’il croque avec talent, Vito porte une attention particulière à son évolution, son architecture et à sa sociologie. Tout au long de ses 134 pages, il égratigne avec humour la gentrification, l’architecture « corbuséenne » et déshumanisée ou encore les replis communautaires des différentes tribus de la ville monde.
Si la plupart des dessins ne sont pas des reproductions exactes de lieux existants, le promeneur parisien avisé s’amusera à reconnaître les endroits qui les ont inspiré, dans tous les cas l’auteur dévoile à la fin les rues et quartiers qui lui ont servi de modèle.
Parmi toutes les illustrations, mentions spéciales aux suivantes qui pointent du doigt les évolutions et dérives du Paris moderne :
- page 4 : la récupération du patrimoine ouvrier par les classes sociales plus aisées (lire Paris sans le Peuple d’Anne Clerval pour en savoir plus sur le sujet),
- page 6 : la disneylandisation du centre historique et ses anciennes devantures de commerces de proximité abritant à présent des boutiques branchées,
- pages 16 à 19 : les différentes étapes de la gentrification,
- page 95 : la spéculation immobilière,
- pages 112 à 115 : l’architecture diffuse et Le Corbusier.
Infos divers :
Titre : Le Paris de Vito
Auteur : Victor Locuratolo
Prix : 16€
Éditeur : auto-édition
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Article lié :
- L’œil du Pigeon dans le 20e arr. – carnet de croquis











Quel talent !