D’une longueur de 190 mètres, ce qui en fait une des galeries parisiennes les plus grandes, le Passage Choiseul prolonge la rue du même nom en reliant la rue Saint-Augustin (au numéro 23) à la rue des Petits-Champs (au numéro 40). Situé dans un quartier très marqué par la présence de ces galeries commerçantes, le Passage fut construit entre 1825 et 1827 par les architectes François Mazois puis Antoine Tavernier.
Son entrée nord a gardé la façade de l’ancien hôtel particulier qui s’y trouvait, l’hôtel dit de Gesvres construit en 1655 par Lepautre pour Joachim Seiglière de Boisfranc, intendant des finances du duc d’Orléans, son gendre le marquis de Gesvres futur duc de Tresmes et gouverneur de Paris sous Louis XV en hérita. Louis XV qui convertit l’hôtel en tripot le plus célèbre de la Régence.
Le Passage Choiseul bénéficia à son début du flux piétonnier généré par les Grands-Boulevards, les théâtres alentours et le Palais Royal, au XIXème siècle ces sites attiraient toute la bonne société parisienne et les commerces luxueux y fleurirent faisant la réputation du quartier et de ses galeries à l’abri des intempéries. Aujourd’hui les Grands-Boulevards ont perdu de leur attrait et l’Opéra Comique qui jouxtait le Passage Choiseul a déménagé un peu plus au nord, son ancien bâtiment le Théâtre Ventadour sert à présent d’annexe à la Banque de France. Le Théâtre des Bouffes Parisiens lui n’a pas bougé depuis sa construction, exploité un temps par Offenbach, une de ses entrées donne d’ailleurs sur le Passage au numéro 73.
Ayant largement perdu de sa superbe le passage n’attire plus vraiment les foules, quelques parisiens en goguette, des salariés des bureaux du quartier et des touristes japonais se rendant rue Sainte-Anne sont les rares promeneurs à le fréquenter, il faut dire qu’il est loin de pouvoir rivaliser avec le luxe et le charme de la Galerie Vivienne toute proche.
Au numéro 23 se trouvait la librairie d’Alphonse Lemerre, éditeur des Parnassiens : Sully Prudhomme, François Coppée, Barbey d’Aurevilly, Leconte de Lisle, Heredia, Theuriet… ainsi que Verlaine qui y publia ses premiers poèmes en 1864. Louis-Ferdinand Céline vécut une grande partie de son enfance Passage Choiseul, sa mère y tenait un commerce (aux numéros 64 puis 67), plus tard dans « Mort à crédit » (1936) l’écrivain fit une description sombre du passage, rebaptisé le Passage des Bérésinas dans son roman.
Le Passage Choiseul est accessible par plusieurs entrées : 23 rue Saint-Augustin, 40 rue des Petits-Champs et 59 rue Sainte-Anne.
Quelques commerces du passage :
- Little Seoul (Traiteur coréen) : 19 passage Choiseul 75002 Paris
- Lavrut (Commerce d’arts graphiques) : 52 passage Choiseul 75002 Paris
- Momonoki (Restaurant japonais) : 68 passage Choiseul 75002 Paris
- Libria (Librairie) : 76 passage Choiseul 75002 Paris
- Galerie Choiseul (Galerie d’art) : 77 passage Choiseul 75002 Paris
Le site de l’association Passages et Galeries : http://www.passagesetgaleries.org
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Coucou,
j’ai découvert, par le plus pur des hasards, ton site samedi soir. Je suis archie fan, bravo c’est vraiment génial, je ne m’en lasse pas…Haa ! il est beau notre Paris….Mille mercis pour ces beaux moments d’évasion. Heu….une newsletter, ça serait- y possible siouplait ??
à bientôt
Dom, » parigote » (pure et dure) du 9ème
Bonjour Dom,
Merci pour le commentaire, ça fait plaisir.
Pour la newsletter, ça fait un moment que j’y pense, il faut que je prenne le temps d’étudier la question.
@+ sur le blog
Gavroche, parigot pur et dur du 2ème