La dernière vespasienne de Paris

La dernière vespasienne de Paris boulevard Arago

La dernière vespasienne de Paris boulevard Arago

Boulevard Arago dans le 14ème arrondissement subsiste la dernière vespasienne de Paris le long du mur d’enceinte de la Santé, dernière prison parisienne. Cette antique pissotière doit son nom à Vespasien, empereur romain qui fit installer dans ses rues les premiers urinoirs payants de l’histoire du mobilier urbain, sous les moqueries celui ci aurait même déclaré : «L’argent n’a pas d’odeur».
C’est à partir de 1834 que le préfet de la Seine, le comte Claude-Philibert de Rambuteau, soucieux de l’hygiène dans la capitale, fait installer plus de 400 vespasiennes aux quatre coins de la ville. À l’instar de son prédécesseur romain, Rambuteau fut la cible de railleries de la part de l’opposition, et ses vespasiennes ne mirent pas longtemps a être rebaptisées colonne Rambuteau.
Au cours du XXème siècle les vespasiennes furent petit à petit remplacées par des WC publics plus hygiéniques et plus soucieux de l’intimité de ses usagers, support pour les publicités devenue support pour les tags, aujourd’hui seule celle du boulevard Arago résiste.
Il y a peu une autre de ces reliques existait encore place de Barcelone dans le 16ème arrondissement, mais les délicates narines du voisinage l’ont faite démonter, espérons que les pensionnaires de la Santé seront plus indulgents avec ce vestige du patrimoine très prisé des taxis parisiens.

Vespasienne de dos Vespasienne côté gaucheVespasienne côté droitVespasiennePause pipiEntre deux manifestationsNouvelle vespasienne

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5 réponses à La dernière vespasienne de Paris

  1. sheily dit :

    Je ne l’ai découverte que cette année! Mais je me souviens encore de l’époque où elles étaient plus nombreuses dans Paris.
    Merci pour les précisions historiques.

    • gavroche.fils dit :

      Il s’agit d’un temps que les moins de 20ans ne peuvent pas connaître… il faut reconnaitre qu’elles avaient un certain charme ces vespasiennes, par contre pour les odeurs, je n’ai pas connu mais on devait être loin des lilas de Montmartre.

  2. Jacky dit :

    Je me souviens du temps où j’allais au cinéma Danube. A l’entracte il y avait une file d’attente de 5 à 6 mètres à l’urinoir du coin. On y echangeait nos avis sur le programme de la première partie.
    Il y avait un coté convivial.

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